Notre histoire
Notre mission s'inscrit dans une histoire riche et pérenne de plus de 200 ans. Découvrez ce qui a fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui.
Fondation
La congrégation de Saint-Basile est née en France à une époque de troubles, de révolution et de persécution féroce visant l'Église catholique. Cette période, connue sous le nom de Terreur, fut marquée par l'exécution publique de plus de 30 000 citoyens français, l'emprisonnement et le massacre de prêtres et de séminaristes, ainsi que la destruction d'églises.

1790
Tous les ordres religieux sont abolis. Le clergé devient fonctionnaire d'État et est contraint de prêter un serment de fidélité qui prime sur l'autorité du pape. Ceux qui refusent de prêter serment sont guillotinés.
1791
Le père Joseph Lapierre se rétracte publiquement et prend la fuite pour éviter son arrestation.

1802 - 1813
En 1802, un an après la signature d'un concordat entre l'Église et l'empereur Napoléon, la petite école s'installa à Annonay, ville d'environ 5 000 habitants capable d'accueillir la croissance attendue. Malgré les pressions politiques et les persécutions visant à rendre l'enseignement de l'histoire « politiquement correct », l'école d'Annonay prospéra et, dès 1813, deux autres écoles ouvrirent leurs portes : Sainte-Barbe et Sainte-Claire. Ces écoles devinrent réputées pour l'excellence de leur enseignement, qui couvrait les humanités, la rhétorique, la philosophie, les mathématiques, la physique et la chimie. Les prêtres-enseignants se consacraient à l'éducation chrétienne, à la prédication et à la vie communautaire.

1822
Dix prêtres, enseignants à l'école d'Annonay, présentent une pétition à l'évêque de Viviers pour être reconnus comme une association de prêtres.
Ces hommes allaient devenir les pères fondateurs de la congrégation.
Le 21 novembre, fête de la Présentation de la Vierge Marie, le père Lapierre est choisi comme premier supérieur général et saint Basile est nommé saint patron de l'ordre.
1863
Le pape Pie IX élève le statut de l'Association à celui de
Congrégation religieuse aux vœux simples.
Arrivée dans le nouveau monde
1850
Armand de Charbonnel, nouvel évêque de Toronto et ancien élève basilien d'Annonay, constate le besoin d'enseignement catholique parmi les familles catholiques irlandaises pauvres de son diocèse et invite ses anciens professeurs à venir au Canada. Les Basiliens envoient quatre prêtres, soit une part importante de leur effectif total, pour fonder une école à Toronto.
1852
Les Basiliens ouvrent le St. Michael's College, offrant dans le style français une combinaison d'enseignement secondaire et postsecondaire à Toronto.

Expansion en Amérique du Nord

1890
Le père Denis O'Connor, CSB, est nommé évêque de London (Ontario), puis, en 1899, archevêque de Toronto (Ontario). Il est le premier évêque basilien.

1892
Le noviciat basilien s'installe à Toronto, à l'emplacement où seront construits plus tard l'église du Saint-Rosaire et le collège Saint-Michel. Il demeure le seul noviciat d'Amérique du Nord jusqu'en 1942, date à laquelle un noviciat est fondé à Rochester, dans l'État de New York.

1899
Les Basiliens fondent une école à Waco, au Texas.
Père Henry Carr, CSB

« Le travail le plus important que nous ayons à accomplir est de parler aux élèves. En pratique, on ne peut jamais trop le faire… C’est là que se déroule la véritable éducation. »
— Père Henry Carr, CSB
1930
Le père Henry Carr, CSB, est élu supérieur général de la Congrégation. Sous sa direction, en tant que supérieur et président du Collège St. Michael de 1915 à 1925, puis en tant que supérieur général de la Congrégation de 1930 à 1942, il prend de nombreuses décisions visant à assurer l'avenir de l'éducation catholique au Canada. Il renforce l'affiliation du Collège St. Michael à l'Université de Toronto afin d'en faire un collège d'arts « fédéré » au sein de l'université. Ce modèle a ensuite été adopté par des universités en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique. En 1929, il contribue à la fondation de l'Institut pontifical d'études médiévales de Toronto, de renommée internationale.
1939
Dix-sept Basiliens se portent volontaires pour servir pendant la Seconde Guerre mondiale, dont cinq qui servent à l'étranger comme aumôniers militaires, représentant une grande partie des prêtres disponibles.

1961
Le père George Flahiff, CSB, supérieur général de la Congrégation depuis 1954, est nommé archevêque de Winnipeg (Manitoba). En tant que Père du Concile Vatican II, il participe à toutes les sessions de 1962 à 1965 et prend la parole une fois devant le Concile, sur le thème de l'œcuménisme. Il est nommé à la Commission préparatoire sur la vie religieuse et contribue à l'exhortation apostolique Perfectae Caritatis sur le renouveau de la vie religieuse.

1969
En 1969, le pape Paul VI nomme George Flahiff cardinal, et celui-ci participe aux conclaves qui élisent les papes Jean-Paul Ier et Jean-Paul II.

1964
Le père David Bauer, CSB, a bâti et entraîné l'équipe canadienne de hockey pour les Jeux olympiques d'hiver de 1964. Étudiant au Collège St. Michael, il était un joueur de hockey vedette, mais il a choisi de ne pas poursuivre une carrière professionnelle dans ce sport pour devenir prêtre. Il est resté impliqué dans le monde du hockey tout au long de son ministère, en entraînant des équipes amateurs et professionnelles. Il considère le sport comme un moyen de s'épanouir physiquement et spirituellement.

1989
David Bauer est intronisé au Temple de la renommée du hockey à Toronto.
Un nouveau millénaire
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